L’intelligence collective, faut-il l’adopter ?

L’intelligence collective, faut-il l’adopter ?

Ces derniers mois, une expression, en apparence toute simple, a mobilisé énormément de matière grise chez One to Team : l’intelligence collective ou, en abrégé, l’IC. Et pour cause ! On en entend parler de plus en plus et cela concerne directement les équipes. Ce sujet a déjà fait couler beaucoup d’encre*, alors je me suis dit que je pouvais bien en rajouter un petit peu…

Comment parler de l’IC ?

On parle d’IC dans des domaines très variés tels que le sport (documentaire à voir : Football, l’Intelligence Collective), la nature, les collectivités (autre documentaire très intéressant : le Pouvoir de l’Intelligence Collective), les entreprises…

Quand on creuse la question, on remarque que certaines notions, certains mots se retrouvent régulièrement associés à l’IC comme par exemple : la facilitation, la collaboration, l’humanisme, le bonheur, les entreprises libérées, la sociocratie, l’intelligence coopérative, la pleine conscience, le sens, les intelligences multiples, la communication non-violente, les méthodes agiles…  

La liste est longue… 
… Et les interprétations et définitions de l’intelligence collective sont multiples.

C’est que le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît et difficile à analyser de manière purement empirique.

Le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît !

En effet, comment constater concrètement la présence d’IC ? Par exemple chez l’être humain (je laisserai de côté les colonies de fourmis), enregistre-t-on la présence d’IC par la qualité des résultats engendrés, par le type de comportements observés, par l’efficacité d’un processus, par l’appréciation de chaque individu du collectif sur le résultat, ou encore par comparaison avec d’autres collectifs… ? Autant d’outils de mesure d’une objectivité plutôt limitée.

Qu’à cela ne tienne… plutôt que de définir précisément les contours de l’IC, j’ai essayé de voir quelles pouvaient en être les principales composantes, ou du moins ce qui, en toute subjectivité, me semblait important.

Un contexte de changement

Tout d’abord, il me semble que l’IC naît dans un contexte de changement où un collectif cherche à passer d’un état à un autre : de l’inefficacité à la performance, du désordre à l’ordre, du manque au besoin satisfait, du compliqué au simple, de l’ignorance au savoir, du rien au quelque chose…

Un contexte de changement

Effectivement, inutile de se fatiguer à activer la matière grise et les connexions dans notre cerveau (qui plus est, organe le plus gros consommateur d’énergie !) si tout convient en l’état actuel des choses. Il faut donc qu’il y ait quelque chose à changer, une envie de passer à l’action, de faire bouger les lignes.

Quand 1 ne suffit plus

Bien sûr, pour que l’intelligence devienne collective, ce passage d’un état à un autre doit nécessiter la présence de plusieurs individus. C’est-à-dire que les capacités d’une seule personne ne permettent pas le changement souhaité. Si l’individualisme perd en intensité ces derniers temps au profit du collaboratif, c’est bien parce que les enjeux et la complexité du monde dans lequel on vit maintenant, ne trouvent pas leurs solutions dans quelques cerveaux isolés mais dans une association de cerveaux en connexion.

Besoin d’une force de transformation…

Ainsi pour qu’un processus d’IC se mette en marche, il a besoin d’une force de transformation suffisante pour entraîner la machine, une sorte de starter. C’est-à-dire que le processus requiert au démarrage une dose d’individus motivés qui auront suffisamment d’énergie pour entraîner avec eux ceux dont le collectif a besoin. On pense notamment aux individus qui, du moins dans un premier temps, sont plutôt dans l’expectative, suiveurs ou encore observateurs. 

Une force de transformation pour entraîner la machine

… et d’individus connectés

Par ailleurs, tous ces individus doivent échanger, d’une manière ou d’une autre. Un processus d’IC ne serait rien sans les interactions entre ses membres : c’est ça la valeur ajoutée du collectif par rapport à l’individu. C’est ce 1+1 = au moins 3. C’est comme la magie de la cuisine : une pâte brisée seule ? Bof… Des mirabelles seules ? Ouais, aller, on se laisse tenter par 3-4… De la migaine (expression lorraine qui désigne ce petit mélange œuf-crème ;-)) ? !?!… Du sucre ? Faudrait pas en abuser… Et que pensez-vous d’une tarte à la Mirabelle ? Miam ! On en redemande ! C’est justement l’interaction entre la migaine et les fruits, les fruits et la pâte, le sucre et les fruits, qui donne ce résultat bien supérieur, « gourmandisement » parlant, à chaque ingrédient pris séparément.

Intelligences plurielles

De même que le terme « humain » désigne une infinie diversité d’individus, l’expression « intelligence collective » s’utilise au singulier pour décrire une réalité bien plus multiple et plurielle. Soyons clair : il n’existe pas une seule et unique forme d’IC. Rien qu’à l’échelle d’un individu, si l’on tente de recenser les types d’intelligence, le modèle des intelligences multiples d’Howard Gardner, qui en dénombre 8, est une bonne base pour prendre conscience des différentes façons de manifester son intelligence. Ce que je retiens de tout ce que j’ai pu lire sur la question de l’intelligence, c’est que chaque individu naît avec une dose singulière d’intelligence innée et enrichit cette faculté tout au long de sa vie (du moins c’est ce qu’on lui souhaite).

Prendre conscience des différentes façons de manifester son intelligence

Le développement de l’intelligence est donc soumis à de nombreuses variables comme l’environnement social, familial, l’éducation, le physique, les rencontres, le hasard, le caractère… 
L’état de notre intelligence à l’instant T n’est rien d’autre que le fruit d’innombrables facteurs complexes et reliés : la génétique, l’environnement, la personnalité…

Des intelligences collectives

A l’échelle d’un collectif, on observe le même phénomène que pour un individu, à savoir que l’IC est le fruit de plusieurs facteurs interconnectés :

  • Une dimension individuelle avec toute la singularité des individus qui composent le collectif
  • environnementale avec un contexte géographique, politique, social, économique, temporel…
  • collective avec une identité propre (sorte d’égrégore ?), un fonctionnement, une raison d’être…

Tout est lié… et rien n’est figé car en perpétuel développement.
L’individu nourrit le processus qui lui-même nourrit l’individu… Qui de l’œuf ou de la poule… ?

La singularité de chaque processus d’IC et son évolution constante en font un système vivant très complexe, avec de nombreux paramètres, pour lequel LA bonne équation universelle n’existe pas. C’est en jouant patiemment sur les différents paramètres, pas à pas à la façon Kaizen, que cette structure apprenante qu’est le collectif évolue et réalise le changement pour lequel elle a été créée.

Ensemble, on va où ?

Avancer pas à pas… oui mais dans quelle direction ? Il me semble que si un collectif ne doit pas forcément déterminer avec exactitude où le chemin va le mener, il doit au moins être capable d’avancer d’un seul pas dans une même direction. 
Et cela implique plusieurs choses :

  •  tout d’abord que cette direction soit lisible, exprimée, connue de tous. Cela sous-entend de définir un cadre de référence commun, de parler le même langage.
  • ensuite cela implique que chacun considère la direction choisie comme étant la bonne. En d’autres termes que le sens commun fasse sens pour chacun. Cela suppose que chaque individu ait une certaine conscience de soi lui permettant de confirmer l’alignement de ses propres valeurs (principes, raison d’être, ambitions personnelles, vision…) avec la direction choisie. Lorsque cela fonctionne, cela entraine un sentiment d’engagement fort car chaque personne trouve sa source de motivation au plus profond d’elle-même.
  • Cela implique enfin que chacun agisse comme contributeur du collectif dans le but de le faire avancer (et non pas pour la gloire personnelle ou pour servir ses propres intérêts). Autrement dit, chacun doit être convaincu et se sentir responsable du fait qu’il a effectivement un rôle à jouer et que sa contribution est mise au service de quelque chose de plus grand.

Bien sûr, ces processus de communication, de pleine conscience, du sens de la responsabilité, de l’alignement des valeurs, n’arrivent pas un beau jour comme par magie. C’est un cheminement individuel qui influence le cheminement collectif, qui à son tour fait évoluer le cheminement individuel… etc… l’œuf, la poule…

Une dose d’Humanisme

L’alchimie de l’IC ne peut se produire selon moi sans un autre ingrédient essentiel : une bonne dose d’« humanisme » qui met tout simplement l’Humain et le respect des individus au centre des motivations. On peut citer Jean-François Zobrist à l’origine du management FAVI, entreprise « libérée », qui croit fondamentalement que «  l’homme est bon » et qui a décliné tout son management selon ce principe simple.

Faire confiance en l’être humain

Faire confiance en l’être humain et l’accepter tel qu’il est avec sa diversité, ses qualités (et ses imperfections !) est un principe qui, une fois appliquée dans du concret, permet d’orienter un processus d’IC de façon constructive et bienveillante et d’éviter ainsi les écueils qui mènent aux heures les plus sombres de notre Histoire souvent citées en exemple de bêtise collective.

Pourquoi il faut vraiment adopter l’intelligence collective

Alors bien sûr, dit comme ça, on comprend que l’IC puisse repousser par certains aspects : ça paraît tout compte fait bien plus complexe que de travailler seul (Scratch-scratch…), ça demande un certain regard intérieur, d’être au clair avec ses convictions (Aïe !), ça veut dire accepter le changement, les autres, la différence (Gla gla…), accepter de changer, d’aller vers l’inconnu (Brrrrrrrr !)… De plus le risque d’échec ou de devoir reculer parfois est bien présent (Argll !).

Mais alors pourquoi cet engouement pour l’intelligence collective !

Parce qu’on n’a pas le choix, me direz-vous ? Oui, c’est vrai. Et bien d’autres choses encore : parce que quand un processus d’IC arrive à son terme, ça donne souvent un résultat détonnant au-delà des espérances (Hoooo !), un sentiment de fierté d’avoir fait partie de ce truc-là (Yééééééh !), ça donne envie de recommencer tellement c’était bien, ça apporte du bonheur (Aaaaaah !), ça crée des échanges humains riches, tout le monde en sort grandi, tout le monde apprend (Whouaaah!)… bref, c’est la vie !

… Et même quand le processus subit des revers (l’erreur est humaine), une fois le coup accusé, on en sort grandi, prêt à recommencer, plus fort (on apprend de ses erreurs)… c’est la vie !

Et puis il faut dire qu’aussi complexes soient-ils, il existe des aides qui permettent de démêler les nœuds des processus d’IC. Par exemple les facilitateurs : ils soutiennent les collectifs grâce, notamment, à des outils et techniques de facilitation qui aident à la prise de décision, au brainstorming, à la coordination… Il y a aussi de nombreuses possibilités de « s’entraîner » à collaborer en intelligence collective grâce à des expériences ludiques, ou l’erreur est permise, le sourire obligatoire et l’apprentissage inéluctable… si, si ! Demandez-nous, vous verrez ! ;-)

Visitez notre site entièrement dédié à l’accompagnement des démarches d’intelligence collectives en entreprise : ott-intelligence-collective.com

 

* : On peut citer notamment le livre blanc sur l’intelligence collective, les nombreuses contributions de Philippe Olivier Clément, le projet vision 2021

EDITO !

Le team building est un outil mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi. L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipeaxée sur l’intelligence des équipes à se développer. 
A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pertinentes pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipede manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

Voir les articles de Priscilla

Emeline Hick

ernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

Voir les articles d’Emeline

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

Voir les articles d’Alexandre

Rubriques

Nos blogs amis

Discernement et recherche de sens en entreprise par notre invité : Frédéric Rochet

Discernement et recherche de sens en entreprise par notre invité : Frédéric Rochet

 Frédéric ROCHET accompagne des personnes et des groupes qui ont des décisions à prendre. Il  est consultant pour l’IDP (l’institut du discernement professionnel). Il a notamment écrit plusieurs articles dans les Echos sur la question du sens dans les entreprises. On retrouve par ailleurs Frédéric Rochet sur la notion de sens, cette fois à titre plus individuel, dans sa fonction de direction d’un centre spirituel dans le nord de la France.

Frédéric, la notion de discernement, même si on en a tous entendu parler, mérite quelques éclaircissements. Comment la définir ?

Le mot discernement nous renvoie tout naturellement à l’idée de décision. Décider c’est trancher, au sens de retenir une option parmi toutes celles qui s’offrent à nous ou encore, de choisir une ligne de conduite au détriment d’autres.

Etymologiquement, discerner signifie à la fois mettre à l’épreuve, examiner, estimer, soupeser mais également trier, séparer, choisir et cela grâce au travail discursif de la connaissance et du jugement. Le discernement peut être comparé à l’image de la balance. De quel côté va-t-elle pencher ? Dans la Bible, le discernement apparaît comme un des dons les plus précieux que Dieu fait à l’homme…ou pas. Discerner ne va pas de soi, discerner est un art en tant que manière de faire. Paul C Nutt (*1) a démontré que 50% des décisions prises en entreprise aboutissent à un échec pour des raisons notamment liées aux personnes (jugements, appréciations, impulsions, passions) et à la manière dont nous nous y prenons pour prendre des décisions.

50% des décisions prises en entreprise aboutissent à un échec

Fonder ses choix professionnels sur la pratique du discernement est une façon d’éviter les pièges des méthodes habituelles de prise de décision et ceux d’une subjectivité non contrôlée. L’approche par le discernement qui a été formalisée par Bernard Bougon et Laurent Falque (*2) offre des réponses satisfaisantes à trois questions essentielles quand je suis face à une décision : Comment dois-je m’y prendre ? Au nom de quoi vais-je prendre ma décision ? Que dois-je prendre en compte ?

  • Comment je dois m’y prendre ?

L’approche par le discernement offre un cadre et un cheminement qui permet de vérifier que la question du choix est bien posée , que j’ai retrouvé mon libre-arbitre et que je suis capable d’examiner les options avec la même sympathie, que je vis une vraie délibération qui va me permettre de manifester une préférence claire pour une option ou pour une autre.

  • Au nom de quoi ?

Le travail de discernement va également porter sur le choix d’une finalité, pour moi même ou pour mon entreprise, qui va agir comme un point stable qui me guidera dans mon choix. Je retiendrai au final l’option qui contribuera davantage à la réalisation de ma finalité. Par finalité, nous entendons le désir de contribuer à quelque chose qui dépasse mes intérêts personnels ou ceux de l’entreprise.

  • Que dois-je prendre en compte ?

Si la prise en compte des données objectives a évidemment toute sa place, la subjectivité doit également être prise en compte et « contrôlée ». Pour cela, le travail de discernement doit également porter sur la valeur à accorder aux événements, mais aussi et surtout sur l’origine des pensées qui nous traversent : les événements ont des significations différentes au regard d’une finalité professionnelle. Les pensées sont « fiables ou rusées » au regard de la finalité professionnelle. Certaines idées proviennent de la volonté de contribuer toujours plus à la finalité, d’autres suggestions intérieures nous invitent à préférer la satisfaction du court terme et le plaisir immédiat de l’action facile. Le discernement des pensées consiste à rechercher en soi une réponse intérieure, non déterminée a priori. Cela se traduira dans la manière dont je suis affecté (au sens d’affectivité) : certaines pensées qui me traversent me dynamisent ou au contraire me troublent, m’incitent à me replier sur moi-même. Elles me confirment ou au contraire m’avertissent du chemin que je dois prendre.

En quoi le discernement et la recherche de sens dans les entreprises, dont vous parlez dans vos articles, sont liés ?

La finalité est le désir de contribuer à quelque chose qui dépasse ses propres intérêts. Pour une organisation, cette contribution doit s’avérer utile pour les « communautés », en répondant à des besoins sociaux réels et avoir un réel impact social, environnemental et sociétal. La finalité d’une organisation est sa raison d’être : pourquoi notre entreprise existe ? En quoi est-elle unique ? En quoi sa contribution est-elle unique ? Pour qui ? A quoi servons nous ? A quels besoins sociaux répondons-nous ? Pour traduire cette finalité en mots, les organisations sont encouragées à formuler un grand et audacieux objectif (Mission statement) capable d’offrir un attrait émotionnel puissant, de donner du sens au travail, d’articuler les objectifs de l’organisation avec les valeurs et aspirations profondes des collaborateurs.

formuler un grand et audacieux objectif […] donner du sens au travail

Les finalités retenues par certaines entreprises leur permettent de relier directement leur action au bien commun, et donc de donner à leur travail une réelle légitimité politique et morale (Google: “organize the world’s information and make it universally accessible and useful.” Danone: “Bringing health through food to as many people as possible”).

Certaines entreprises parviennent à prendre conscience qu’elles ne sont pas leur propre fin mais qu’elles sont au service d’un intérêt général qui la dépasse. Le choix d’une finalité (ou autrement dit le choix des mots qui entreront dans la rédaction du Mission statement) est indissociable du sens que l’entreprise a de sa situation et de sa responsabilité dans le monde –de surcroît en crise.

Concrètement, quel sera l’avantage d’une entreprise qui met la recherche de sens au cœur de ses priorités ?

La perte de sens s’est imposée comme une des questions essentielles auxquelles sont confrontées les entreprises. La capacité à donner un sens à l’action pourrait être une des clés pour trouver ou retrouver efficacité et performance, mais également pour comprendre l’adaptabilité et la longévité des entreprises. 

le sens, une clé pour trouver ou retrouver efficacité et performance

Pour Michael Porter, il s’agit de la prochaine frontière compétitive pour les entreprises. « Business at its best: innovating to meet society’s needs and build a profitable enterprise. Achieving those twin goals represents the next competitive frontier for companies. »

De nombreux articles publiés ces derniers mois insistent sur le plaisir et le bien-être au travail. Mais, ce qui est le premier selon moi, c’est le sens. Le sens donné à l’action constitue le fondement de l’implication des individus dans l’organisation. L’action ne vaut que par le sens qu’on lui donne, comme l’a démontré Vicktor Frankl : « Des hommes sont prêts  pour accomplir une tâche pourvue de sens, à consentir à des renoncements, voire, s’il le faut, à laisser tels besoins insatisfaits. Dans la recherche du sens, le bien-être physique et moral joue un rôle secondaire. Rien par contre ne compense une déconvenue dans la recherche du sens. » (*3). Un travail qui a du sens ne protège pas de la difficulté, voire d’une certaine souffrance. Par contre, seul le sens donne une vraie raison d’être et de travailler.

L’entreprise de demain sera plus que jamais « hybride » : économiquement viable ou rentable et porteuse de sens.

Si vous deviez donner un conseil à une équipe qui souhaite progresser dans son approche du discernement :

Améliorer la capacité de discernement d’une équipe passe nécessairement par l’amélioration des capacités de discernement de chaque membre de l’équipe. Le discernement collectif prend appui sur le discernement personnel mené par chaque membre de l’équipe. Le discernement collectif ne peut faire l’économie des discernements individuels de chacun. Responsabilité collective et responsabilités individuelles sont étroitement liées. Face à une décision, il convient de permettre à chacun de vivre le discernement pour lui-même…jusqu’au bout.

Chacun doit vivre la même expérience et notamment celle qui nous confronte à notre libre-arbitre. Ensuite, fort de ces discernements individuels, chacun doit pouvoir contribuer à part égale au travail de discernement collectif …

L’approche par le discernement est un sujet sérieux qui touche aux valeurs et aux sensibilités profondes. Nous nous intéressons à cette question de façon ludique et plus légère lors de nos team building, par l’apprentissage expérientiel, qui traitent de la prise de décision.
Vous nous suivez ?

 Je vous suis ! Voyons comment votre expérience peut enrichir, renouveler nos propres pédagogies et exercices !

 

Merci Frédéric pour ces éclaircissements ! J’espère que cet article fera sens autant pour nos lecteurs que pour nous :-)

*1 : Paul C Nutt – Why Decisions Fail: Avoiding the Blunders and Traps That Lead to Debacles
*2 : Laurent Falque, Bernard Bougon – Pratiques de la décision : Développer ses capacités de discernement – Dunod
*3 : Elisabeth Lukas – La logothérapie : Théorie et pratique – Pierre Tequi

EDITO !

Le team building est un outil mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi. L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipeaxée sur l’intelligence des équipes à se développer. 
A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pertinentes pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipede manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

Voir les articles de Priscilla

Emeline Hick

ernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

Voir les articles d’Emeline

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

Voir les articles d’Alexandre

Rubriques

Nos blogs amis

Jouons un peu avec notre invité : Sacha Lopez

Jouons un peu avec notre invité : Sacha Lopez

Sacha LOPEZ est un consultant et facilitateur enthousiasmé par la dynamique des organisations humaines. Il est par ailleurs blogger et contribue au site www.lifeisaseriousgame.com qui mérite votre visite. Puisque le jeu a été pas mal à l’honneur dans notre blog ces derniers temps, voici un autre regard sur le jeu, les équipes, et le team building.

Sacha, le jeu, comment êtes-vous tombé dedans ?

Nous sommes tous des joueurs. Nous nous sommes tous construit à travers le jeu et c’est pour ça que le jeu est tellement important pour nous. Bien sûr quand j’étais enfant, comme tout le monde le jeu était central. Mais quand on y réfléchit, le jeu est présent partout dans notre quotidien : à la télévision avec Jean-Pierre Foucault, au bureau de tabac (en France il y a 27 millions de joueur ! ), sur les réseaux sociaux… Partout ! Enfin presque… Finalement il n’y a qu’un endroit dans lequel on ne retrouve pas de jeu, c’est l’entreprise.

Le jeu, au sein des entreprises, implique en quelque sorte de devoir s’extraire de la (dure) réalité du monde du travail. N’est-ce pas un peu risqué ?

Le jeu véhicule énormément de valeurs qu’il serait grand temps de retrouver dans l’entreprise. Le jeu c’est l’esprit d’équipe. C’est oublier un temps ses ambitions personnelles pour mettre son énergie au profit du collectif. Il faut bien avouer que ce n’est pas toujours le cas en entreprise.

Le jeu, c’est aussi le plaisir. En jouant, notre corps nous récompense systématiquement grâce à la dopamine, une des hormones du plaisir. Remettre le plaisir au cœur des entreprises, voilà qui serait un projet ambitieux ! Et puis enfin, le jeu c’est un espace sécurisé dans lequel on n’a pas peur de l’échec et dans lequel on peut être créatif.

remettre le plaisir au cœur des entreprises

Bref, introduire le jeu en entreprise, c’est  un réel enjeu. Si on pouvait transposer toutes ces valeurs dans notre quotidien on serait plus efficace et on prendrait plus de plaisir. Alors c’est vrai que ce n’est pas si simple d’introduire le jeu dans l’entreprise mais le jeu en vaut la chandelle ! Jouer c’est finalement très naturel pour nous et on se prend au jeu très rapidement.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de situations quotidiennes en entreprise où le jeu, traditionnellement absent, s’avère finalement facilitant ?

Le jeu on le retrouve bien sûr quand on veut créer du lien entre collaborateurs. C’est tout l’enjeu du team building et de ce que propose One to Team. Jouer avec ses collègues c’est une occasion unique de construire une expérience commune forte qui va créer du lien et participer à écrire une histoire collective.

Mais le jeu on peut aussi le retrouver pour produire des résultats. Par exemple parlons du poker game. C’est un jeu de carte utilisé par les équipes agiles qui permet de pondérer des éléments. Je m’en sers régulièrement pour prioriser des idées à l’issue d’un brainstorming ou prioriser des problématiques.
L’avantage de ce jeu c’est qu’au-delà de l’aspect ludique, il permet d’obtenir l’engagement solidaire des participants : tout le monde est d’accord sur la priorisation. Jouer aux cartes pour prendre des décisions, c’est assez décapant mais terriblement efficace. Je pense que ce qui est finalement essentiel, c’est d’être clair sur les objectifs que l’on poursuit. Il ne s’agit pas du jeu pour le jeu mais d’utiliser le jeu pour atteindre ses objectifs. Nous avons essayé ce genre de techniques avec des populations très différentes (équipes projet, comités de direction…) et le retour est systématiquement positif. C’est une bouffée d’oxygène dans un quotidien qui est souvent rébarbatif et assez peu ludique. On libère alors une énergie et un engagement étonnant.

jouer aux cartes pour prendre des décisions, c’est assez décapant mais terriblement efficace

Quel conseil donneriez-vous à un chef de projet qui souhaiterait introduire le jeu dans son équipe nouvellement constituée ?

Et pourquoi ne pas essayer de réaliser un réseau social en papier ? On prend une grande feuille de brown paper et des fiches descriptives pour chaque membre de l’équipe. A tour de rôle chacun vient coller sa fiche sur le papier craft en la partageant avec l’ensemble du groupe. Puis on demande à chacun de tracer des traits entre eux et les personnes avec lesquelles ils ont un lien. Ces liens peuvent êtres professionnels ou personnels. On se rend alors rapidement compte que même si l’équipe est nouvellement constituée, il existe de nombreux liens entre les collaborateurs et que l’équipe est déjà riche d’interactions.

un réseau social en papier

Le jeu et le team building, ça vous évoque quoi ?

Comme je l’évoquais plus haut, le jeu est un formidable outil pour créer du lien. On sort les collaborateurs de leur quotidien pour leur proposer de vivre une expérience. C’est comme ça qu’on construit une histoire commune et que l’on crée du lien entre des individus. Et finalement est-ce que ce n’est pas ça le plus important dans une entreprise, les Hommes et les liens qu’ils peuvent nouer les uns avec les autres ?

Merci Sacha ! Promis, on testera le réseau social en papier

EDITO !

Le team building est un outil mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi. L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipeaxée sur l’intelligence des équipes à se développer. 
A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pertinentes pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipede manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

Voir les articles de Priscilla

Emeline Hick

ernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

Voir les articles d’Emeline

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

Voir les articles d’Alexandre

Rubriques

Nos blogs amis

L’invitée : Marie-Laure Wieser, facilitatrice de coopération

Notre invitée : Marie-Laure Wieser

Marie-Laure WIESER est facilitatrice de coopération (voir son site : les sens de l’orientation). Elle est spécialisée dans différents domaines autour des processus participatifs, de l’intelligence collective, de la communication non violente et de l’animation de réseaux. 

Elle nous fait l’amitié de répondre à quelques questions.

Facilitatrice de coopération : pouvez-vous donner quelques précisions sur la nature de vos interventions ?

Dans notre société occidentale, depuis son plus jeune âge, l’individu est éduqué pour devenir un compétiteur. Il me semble que c’est se méprendre sur sa vraie nature ! La plupart des êtres humains ignorent la coopération qui sommeille en eux car elle n’a simplement pas été éveillée pensant que la compétition était le comportement le plus adapté pour répondre à nos besoins. Mes interventions permettent de faire émerger cette coopération et de l’expérimenter via des processus participatifs que je facilite dans des groupes.

La plupart des êtres humains ignorent la coopération qui sommeille en eux

Je suis sollicitée pour intervenir dans le cadre de projets d’innovation sociale en collectivités, en entreprises comme en associations dès lors qu’il s’agit de prendre en compte tous les talents individuels d’une organisation dans le but de générer créativité et richesses collectives.

Vous mettez en avant dans votre profil la notion de leadership participatif. Quelle est la différence avec le terme leadership couramment utilisé en entreprises ?

Participatif précise la nature non pyramidale du leadership appliqué à la gouvernance d’une organisation. J’aime ce proverbe africain qui dit « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Il illustre assez bien la philosophie d’un leadership participatif. J’y ajouterai la notion de durabilité. C’est une vision qui donne priorité à l’écoute bienveillante, la parole intentionnée, la diversité et la co-création.

L’intelligence collective est une notion que l’on retrouve souvent dans les médias. Rapportée aux équipes dans les entreprises, qu’est-ce que cela peut donner ?

Prendre sa juste place dans un monde de plus en plus complexe nécessite pour les organisations de savoir orchestrer leur intelligence collective, c’est-à-dire mettre leur richesse humaine au cœur de leur stratégie. Cela passe par une profonde évolution des modes de gouvernance vers une approche plus globale. Egalement par la nécessité de considérer la créativité comme un processus collectif permettant de relever les défis imposés par la complexité. Et c’est là que faciliter la coopération entre en jeu !

Pour vous, qu’apporte le team building dans une entreprise ?

Une très belle opportunité de se rencontrer de façon authentique entre collaborateurs et de créer un contexte où sensibilités et talents peuvent s’exprimer au service de la créativité. C’est permettre à chaque membre d’une équipe d’exister individuellement tout en participant à un projet collectif.

Le team building ? Une très belle opportunité de se rencontrer de façon authentique entre collaborateurs

Vous avez eu l’occasion d’encadrer plusieurs activités team building One to Team et vu plusieurs équipes évoluer. Un ressenti à faire partager ?

Je m’émerveille toujours de voir comment dans un cadre donné, en sécurité émotionnelle et physique, la magie de l’intelligence collective opère. Je suis particulièrement émue quand les participants se métamorphosent entre le début et la fin de l’expérience, que leur posture d’arrivée est l’expression de leur vraie nature !

Retrouvez Marie-Laure Wieser sur son site : Les sens de l’orientation

EDITO !

Le team building est un outil mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi. L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipeaxée sur l’intelligence des équipes à se développer. 
A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pertinentes pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipede manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

Voir les articles de Priscilla

Emeline Hick

ernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

Voir les articles d’Emeline

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

Voir les articles d’Alexandre

Rubriques

Nos blogs amis

L’invité : Vincent Peiffert, booster de projets !

Notre invité : Vincent Peiffert

Vincent Peiffert est spécialisé dans l’accompagnement à la conduite du changement. Il intervient auprès d’entreprises pour les aider à « booster » leurs projets grâce à la facilitation et la formation des acteurs du changement. Il nous fait le plaisir de répondre à quelques questions :

« Booster  » de projets : quel type de solutions apportez-vous aux entreprises ?

Au quotidien, la vie d’une entreprise est composée de projets, simultanés ou successifs, courts ou longs, qu’elle doit mener à terme en tenant compte des échéances. Elle a besoin d’équipes organisées et collaboratives pour optimiser la réussite de ces projets. Les membres d’une équipe sont donc amenés à collaborer sur une ou plusieurs étapes de ce(s) projet(s). La réussite de la collaboration dépend de plusieurs facteurs, notamment l’organisation, la communication, la créativité, l’entraide, l’adaptabilité dont vont faire preuve les membres de l’équipe.

Mon accompagnement se base sur le principe de la force collaborative de l’équipe qui permet l’émergence de solutions adaptées et leur mise en action. Comme dit l’adage : « on est plus fort à plusieurs que tout seul ».

Les solutions proposées pour booster les projets portent sur 2 niveaux :

 La facilitation ou « l’art de conduire des réunions efficaces ». Selon le  Petit Robert, « la réunion est l’action de réunir des personnes en un lieu à une fin déterminée » et elle peut revêtir des formes différentes : atelier de réflexion, rencontre, échanges professionnels et suivis de projets, etc…

La facilitation « facilite » l’émergence de solutions adaptées aux enjeux du quotidien. Elle permet, par exemple, de définir une stratégie, un plan d’action, des objectifs concrets, d’accompagner la prise de décision, de créer du lien, de régler des conflits, etc. La réussite de la facilitation réside dans la compréhension des attentes de l’entreprise afin de préparer la structure et le(s) processus facilitant la conduite de réunion efficace. Elle donne les moyens de réfléchir et d’agir différemment en apportant d’autres façons de voir et d’évaluer l’existant. Elle renforce les interactions, la coopération, la participation et l’acquisition de nouvelles habitudes pour aller de l’avant. Elle accompagne la prise de décisions concrètes, réalistes et réalisables.

Le travail du groupe est alors au bénéfice du groupe.

Quelques projets sur lesquels je suis intervenu :
– redistribution des responsabilités et des tâches d’une équipe à la suite d’un départ et d’une réduction de temps de travail
– cohésion d’équipe de scientifiques autour d’un projet sur l’amélioration des processus et méthodes 

 La formation : Faciliter l’acquisition et le développement de connaissances, d’outils, de techniques et de comportements favorisant l’adaptation au changement. Rendre les participants acteurs de leur apprentissage. La formation porte sur la conduite du changement, le management, la communication et également les techniques de vente.

Le travail du groupe est alors au bénéfice de l’apprentissage de chacun

Vous proposez notamment des formations destinées aux managers. Quels conseils pouvez-vous leur apporter dans leurs relations avec leurs équipes ?

Je prends souvent l’image du capitaine de bateau, il est en charge de la destination et l’itinéraire à suivre. Si l’équipe n’a pas ces informations, le bateau restera à quai. Si l’information n’est pas claire, le bateau ne partira pas dans la bonne direction. Une fois la direction claire et l’itinéraire compris, l’équipe saura travailler de concert pour mener le bateau à bon port. Le capitaine veillera à ce que le bateau suive sa trajectoire. Il supervisera et coordonnera l’ensemble, déléguera les tâches et veillera à leur application. Il interviendra également en cas de changement de cap, en tenant compte des aléas à gérer sur le chemin. Il saura également déléguer. Le capitaine du bateau a besoin de s’en remettre à son second, pour aller se reposer si il veut aller jusqu’au bout du voyage. Il sera bien sûr sur le pont quand une tempête se lève à l’horizon afin de passer au travers, tout en assurant le plus de sécurité possible à l’équipage et au bateau.

Vincent, la facilitation semble avoir une grande importance pour vous. En quoi la présence d’un facilitateur peut-elle aider les équipes ?

Un facilitateur peut aider les équipes de diverses façons :

–       Il prépare et accompagne le groupe au changement en cours ou à venir, en remettant en question les habitudes de penser et de faire. Combien de fois se plaint-on d’avoir toujours les mêmes résultats et combien de fois reproduit-on la même façon de faire qui engendre ces mêmes résultats ?
–       Il crée et maintient un environnement propice pour le groupe.

Il accompagne le groupe à se préparer à faire face aux enjeux rencontrés.

–       Il connecte les personnes et les idées. Il veille à la progression du groupe et également à la durée nécessaire pour que le groupe puisse agir, réfléchir, se détendre, communiquer, confronter ses idées et ses opinions, etc.
–       Il apporte un regard extérieur, de l’objectivité et de l’impartialité, il observe et est souvent le reflet du groupe.
–       Il apporte la structure : La méthode et les techniques de facilitation sont comme les échafaudages utilisés lors de la construction d’une maison. Il apporte la structure qui permet d’ériger un bâtiment solide et robuste et qui sera enlevée une fois la construction terminée.

Dans un article de votre Blog, vous parlez de la différence entre facilitateur, coach, consultant et formateur. De quelle manière imaginez-vous qu’une activité team building puisse être utilisée par les uns ou les autres ?

Le facilitateur est un expert en méthodes participatives et collaboratives, il est centré sur le processus et la dynamique de groupe. Par conséquent, il est en charge de concevoir et de conduire des processus de travail collaboratifs afin d’aider les groupe à être productifs. Pour lui, l’activité de team building peut être une étape qui précède la facilitation. Elle permet à un ensemble de personnes qui se connaissent – ou pas -, de devenir un groupe, de développer l’esprit d’équipe dont ils ne font pas encore preuve, de créer du lien entre les membres. Le team building agit également sur l’échange et la collaboration au sein du groupe.

Le coach exerce son expertise sur les ressorts émotionnels du groupe, il agit sur la relation à soi et aux autres dans le groupe. Il le stimule afin d’améliorer sa performance. Pour lui, l’activité de team building permet de tester les liens entre les membres de l’équipe, de les créer ou de les fortifier dans un cadre différent de leur quotidien. Cette activité peut intervenir à différents stades du coaching.

Le consultant exerce une expertise sur le métier. Il se focalise sur l’objectif et la résolution de problèmes. Il fait des diagnostics, analyse les résultats afin de faire des préconisations. Pour lui, l’activité de team building a moins d’intérêt que pour les autres intervenants. Elle se justifie si la préconisation est que le groupe travaille sur sa coopération car la situation problématique existante résulte d’un manque de cohésion par exemple.

Quant au formateur, il est un expert des méthodes pédagogiques, chargé de la transmission du contenu et de la dynamique individuelle et collective de l’apprentissage. La formation peut être la conséquence d’une activité de team building qui décèlerait des compétences ou connaissances à acquérir telle qu’une meilleure communication ou organisation du groupe.

Vous avez eu l’occasion d’encadrer plusieurs activités team building One to Team et vu plusieurs équipes évoluer. Un ressenti à faire partager ?

Dans les activités team building auxquelles j’ai participé, j’ai apprécié le sérieux et la préparation de chaque activité. J’ai également aimé voir les groupes se découvrir pour certains, se solidariser et renforcer leurs liens, leur collaboration pour d’autres. Les activités de team building permettent en général d’aplanir les niveaux hiérarchiques le temps d’une journée pour aller à la découverte de l’humain qui est en face de soi ou à côté.

Ces activités permettent également de mieux comprendre leur mode de communication, son efficacité, notamment lors de la passation de consignes, de développement de stratégie voire les informations partagées pour aller jusqu’au bout et réussir une activité. On y décèle souvent l’envie de gagner de certains, celle d’un moment de partage pour d’autres ou juste de prendre un bon moment, de s’amuser.

Retrouvez Vincent Peiffert sur son site : www.facilitaction.fr

EDITO !

Le team building est un outil mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi. L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipeaxée sur l’intelligence des équipes à se développer. 
A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pertinentes pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipede manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

Voir les articles de Priscilla

Emeline Hick

ernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

Voir les articles d’Emeline

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

Voir les articles d’Alexandre

Rubriques

Nos blogs amis

Découvrez le nouveau site internet One to Team

illustration_article_logo-one-to-team

Ça y est ! Le site internet de One to Team voit le jour.

One to Team est le spécialiste du team building en France et en Europe, pour des groupes de 10 à plusieurs centaines de participants, en français ou en anglais (voir d’autres langues !). One to Team propose de nombreuses activités team building ludiques, originales et constructives. Vos équipes, vos objectifs, votre satisfaction, sont notre moteur. Grâce notamment au partenariat avec au Royaume-Uni et l’expérience du team building en France depuis 2006, One to Team vous propose des activités team building de qualité que vous pouvez retrouver ou découvrir dans ce site.

  • Rendez-vous dans la rubrique « Nos activités Team Building » pour choisir votre prochain team building selon vos critères de choix et découvrir les galeries.
  • Rendez-vous dans la rubrique « Zoom sur le Team Building » pour découvrir, comprendre notre vision du team building.
  • La page « Login » ravira nos clients qui pourront y télécharger les photos de leur dernière activité team building.
  • Sans oublier la page « Références » pour avoir un aperçu de précédents événements, la page « lieux de séminaire » pour voir où se déplace One to Team, la page « Tarifs » pour vous donner une petite idée de nos prix…
  • La page « FAQ » devrait normalement répondre à toutes vos autres questions et si ce n’était pas le cas, contactez-nous, nous serons ravis de vous renseigner.

Bonne visite !

EDITO !

Le team building est un outil mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi. L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipeaxée sur l’intelligence des équipes à se développer. 
A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pertinentes pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipede manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

Voir les articles de Priscilla

Emeline Hick

ernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

Voir les articles d’Emeline

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

Voir les articles d’Alexandre

Rubriques

Nos blogs amis