Team Building au Luxembourg

Team Building au Luxembourg

Top 5 de nos team building au Luxembourg

Basés en Lorraine, nous intervenons naturellement de nombreuses fois par an au Luxembourg.

Voici un Top 5 des activités les plus demandées au Luxembourg :


La Chasse au Trésor à Luxembourg ville


Indémodable ! Notre Chasse au Trésor au coeur de la ville de Luxembourg est régulièrement choisie par nos clients.
Il faut dire que la ville de Luxembourg est particulièrement propice à l’organisation de rallyes urbains.
La ville haute est moderne et comporte de magnifiques bâtiments comme le Palais grand-ducal ou la Cathédrale Notre-Dame ainsi que de très beaux panoramas vers la ville basse qui, elle, ressemble à un petit village arboré.
Durant nos Chasses au Trésor, les problématiques que nous faisons émerger sont différentes selon nos clients : partage de tâches entre coéquipiers / compétition / changement de stratégie / découvertes historiques…
Un de nos best sellers !


Empoche le Million !

Voici une activité team building particulièrement originale. L’objectif est, durant quelques heures, de se transformer en équipe de faussaires prêtes à tout pour produire de faux billets de qualité capables de tromper la vigilance d’un banquier pointilleux. Le secteur bancaire est très développé au Luxembourg, aussi nos clients veulent-ils prendre du recul sur leur métier et s’amuser en équipe en produisant des billets à leur effigie. Durant ce team building, l’accent est mis sur la priorisation des tâches : en effet, vaut-il mieux produire les faux billets et ne pas avoir le temps de les banquer ou collecter du matériel pour produire et laisser la production de côté !
Une activité compétitive et originale !


Le Pipeline du Siècle

Quand on parle du Pipeline du Siècle, on parle de collaboration, de petite équipe dans la grande et de défi de construction. L’idée est de transporter des billes d’un point A à un point B avec quelques contraintes.
La force de ce team building est d’être parfaitement adaptable aux problématiques de l’équipe : travailler sur la relation client / les changement de stratégie / les délais / le travail transversal… On adore adapter le scénario aux contraintes de nos clients.
Une activité pour bosser intelligemment en équipe.


Enquête au Gala


Cette Murder Party, que l’on peut organiser partout très facilement, nous emmène dans une abbaye sur les bords du lac de Haute Sure dans le nord du Luxembourg. L’homme d’affaire Roland Hoffmann a été retrouvé mort dans sa chambre alors qu’un gala battait son plein dans la grande salle. Pour trouver qui est le meurtrier, il faudra étudier tour à tour les rapports de police, les vidéos des suspects, et les indices physiques retrouvés sur les lieux.
Ce team building plutôt cérébral met en avant le partage d’infos et l’écoute (car il n’est pas rare qu’une personne découvre la vérité et ne soit pas écoutée par son équipe).
Un joli défi en perspective !


Jeux traditionnels des Pubs Anglais

Là, il s’agit d’une activité purement détente dans la bonne humeur. Les équipes, grâce à un système de roulement, pourront se mesurer à différents jeux des pubs comme les plus connus : Shuffleboard / Darts / Giant Jenga mais aussi des jeux un peu plus originaux : Ring the Bull / Shove a Penny ou encore Bar Skittles.
Une activité team building à choisir après une journée bien remplie / pendant un apéritif. Nous pouvons facilement l’organiser dans vos locaux au Luxembourg ou dans un bar sympa.

Partageons notre vision

Le team building est un outil ludique mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi.

L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipe axée sur l’intelligence des équipes.

A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipe de manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines…

Emeline Hick

Facilitatrice reconnue, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada.  

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

Nos blogs amis

Team building à Metz

Team building à Metz

Basés à Metz et Nancy, nous vous aidons à choisir votre team building à Metz


Team building pour découvrir la ville de Metz
:

La Chasse au Trésor à Metz
où de nombreux challenges ludiques en équipe vous sont proposés dans Metz et vous conduisent jusqu’à un Coffre au Trésor rempli de spécialités locales

——-

Un Rallye sur Mesure
qui permettra de mettre en avant l’une ou l’autre valeur de l’équipe : communication / compétition / partage des tâches / travail collaboratif…


Team building à Metz pour travailler ensemble de manière ludique :

Le Pipeline du Siècle
une construction collaborative où l’objectif d’une grande équipe divisée en petites équipe est de transporter une bille d’un point A à un point B.

——-

Empoche le Million
où il s’agit de bien affecter les ressources de l’équipe pour gagner


Des team building enquête à Metz :

Enquête au Gala
une enquête aux choix collaborative ou compétitive pour de petits groupes d’apprentis détectives

——-

Murder Mystery
où il s’agit non seulement de résoudre un crime mais de le reconstituer en se filmant


Des team building à Metz pour se détendre :

Jeux traditionnels des Pubs anglais
une compétition endiablée autour de jeux en bois, idéale pour un apéritif ou après une réunion d’équipe

Cluédo Géant
où, dans un lieu complice, il s’agit de retrouver qui a tué le Dr X, comment et surtout pourquoi…


Où organiser son team building à Metz ?

Basée à Metz et à Nancy, One to Team est le spécialiste du team building en Lorraine. Nous travaillons régulièrement dans notre région et connaissons de nombreux lieux de séminaires dans lesquels nous intervenons avec différents team building. Evidemment, tous n’ont pas les mêmes caractéristiques (coût / espace / standing…).

Nous pouvons vous mettre en relation gratuitement avec ces lieux de séminaire susceptibles d’accueillir nos team building.

EDITO !

Le team building est un outil mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi. L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipe axée sur l’intelligence des équipes à se développer. 
A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pertinentes pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipe de manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

Voir les articles de Priscilla

Emeline Hick

Facilitatrice reconnue, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

Voir les articles d’Emeline

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

Voir les articles d’Alexandre

Nos blogs amis

Choyez vos lieux de réunions !

Choyez vos lieux de réunions !

Elles prennent parfois une place importante dans notre quotidien de travail. Réunions d’équipe hebdomadaires, réunions élargies sur un projet, réunions entre différents services… Elles sont nécessaires, font avancer le schmilblick, mais encore faut-il les optimiser ! Le choix du lieu et la préparation logistique sont, par exemple, très importants afin que l’on se sente bien, dans de bonnes conditions et que l’on soit efficace. En effet, un groupe de travail est plus performant dans un environnement confortable, agréable et spacieux.

Alors, comment rendre un lieu de réunion vivant et inspirant, comment prévoir toute la logistique qui accompagne nos réunions et quels impacts cela peut-il avoir sur nos rencontres ?

Les miracles d’une bonne préparation

Imaginez-vous un instant : Vous êtes conviés à une réunion, pour un projet collaboratif, avec une dizaine de personnes que vous connaissez plus ou moins. Votre lieu de rendez-vous se situe dans votre bâtiment, dans une salle intitulée «Le petit paradis cérébral». Intrigués, le jour J, vous recherchez cette pièce. Vous remarquez qu’il s’agit en fait, de la salle habituelle. Mais, pas si habituelle… Vous apercevez les organisateurs. Ils sont déjà présents, ils vous attendent afin de vous recevoir. Ils vous accueillent et vous remercient d’être présent.

Vous entrez dans la salle et là, vous regardez au centre : dix chaises sont installées en cercle. Au milieu de celles-ci, des documents colorés sont soigneusement disposés au sol, en cercle eux aussi. Sur le mur de gauche, et sur toute sa longueur, un immense drap bleuté est accroché. En son centre une feuille colorée, indiquant « Bienvenue ! », en grand, en gros. Aussi, le sujet de la réunion apparait clairement sur ce mur, ainsi que l’ordre du jour. Vous savez pourquoi vous êtes là, pour combien de temps…

Vous savez pourquoi vous êtes là, pour combien de temps…

Derrière les chaises, vous voyez les fenêtres. Elles sont toutes ouvertes, il fait beau dehors. Apparemment les volets et les fenêtres resteront ouverts. La lumière entre. Sous les fenêtres et contre le mur, des tables sont rangées, alignées. Sur celles-ci on y trouve des stylos, des feutres, des feuilles… Vous remarquez que la salle est plus grande que d’habitude, que tout le matériel a une fonction et une utilité précise.

Enfin, vous regardez les participants. Ils discutent en attendant le commencement. Ils sourient. Et aujourd’hui, vous remarquez qu’ils sourient car… vous souriez aussi !

Vous remarquez qu’ils sourient car… vous souriez aussi !

La préparation se ressent et est appréciée

On dit souvent qu’une bonne préparation est la clé de la réussite ! Au-delà du contenu de la réunion qu’il est impératif de déterminer clairement, la partie logistique est à prendre fortement en considération. En effet, un groupe est souvent plus productif lorsqu’il se sent bien dans son environnement. Le fait d’être dans un espace accueillant et bien préparé, met en confiance les participants. Jean-Philippe Poupard, facilitateur professionnel, nous indiquait lors d’une formation à la facilitation : « Plus le lieu est inspirant et surprenant, plus le groupe est à même d’être créatif. L’inverse est vrai aussi. ».

L’environnement influence donc fortement notre façon de penser ou encore nos façons de se comporter. Dans notre exemple au-dessus, le fait de retirer tout le matériel non nécessaire, et de ranger le reste, transforme la pièce et la rend fonctionnelle et plaisante. Toute l’attention et l’intention que nous mettons dans la préparation, se ressent. Les participants se sentent valorisés et considérés ; ils se sentent bien et prêts à travailler.

Par exemple, lors des débriefings de nos team building par exemple, et lorsque cela est possible, nous matérialisons cette partie en nous déplaçant, en bougeant de l’espace de team building. En fonction du nombre de participants nous créons des espaces conviviaux, afin qu’ils puissent travailler en équipe : autour d’une table ronde, en extérieur… Le matériel prévu, à disposition, est aussi important en fonction de la tâche à accomplir.

Parfois de petites attentions sont nécessaires, pour un grand résultat…

Y avez-vous pensé ?

Lors de l’organisation d’une prochaine réunion, voici quelques idées qui vous aideront à préparer la logistique.

L’accueil

  • Est-ce-que votre lieu est accueillant, avons-nous envie d’y entrer ? Et vous, êtes-vous présent pour accueillir les participants à la réunion ? On dit que la première impression est importante, et bien, avec vos collègues c’est la même chose ! S’ils se sentent attendus et accueillis, cela leur donnera envie de venir et même de revenir à vos réunions ! Surprenez-les !
  • Chez One to Team, nous accueillons nos chers participants toujours de façon positive et avec un grand sourire afin qu’ils se sentent à l’aise et prêts à réaliser leur team building J

Le lieu, les espaces

  • N’hésitez pas à bouger les meubles, à changer et déplacer des éléments ! Mettre par exemple, le bon nombre de chaises, retirer/décaler les meubles encombrant, supprimer les tables, est un bon début pour désencombrer la pièce. Comme Priscilla nous l’indique dans un article précédent, les tables ne sont pas toujours nécessaires… Le fait de bouleverser les habitudes, permet aux participants de changer leur façon de communiquer et donc de travailler.
  • Pour nos activités team building, les espaces sont importants car ils influencent la créativité des participants ! Espace, rangement, et luminosité sont les maitres mots de One to Team.

Le matériel

  • Je vous conseille d’afficher et d’écrire clairement l’objectif de votre rencontre. Si les participants sont amenés à produire, avez-vous pensé au petit matériel ? Est-il fonctionnel ? (feutres, stylos, feuilles, post-it…). Ne vous limitez pas dans le petit matériel ; son utilisation parfois détournée, vous surprendra !
  • Afin de faciliter vos team building, One to Team prévoit toujours une « boîte à tout » remplie de matériel, pour ne manquer de rien…

Place à la créativité de nos participants

  • Laisser les participants s’approprier directement le lieu de réunion est aussi envisageable. A eux de bouger les éléments comme ils l’entendent, pour que l’espace leur corresponde. Connaitre l’avant et l’après d’une situation est très motivant pour eux.
  • Je vous invite tout simplement, à regarder la vidéo de Jean-Philippe Poupard, réalisée lors de la conférence du TEDx Rennes en avril 2014. Il nous fait part de son expérience, en sollicitant les personnes, acteurs de demain : Tous facilitateurs du travail de demain.

Le p’tit plus One to Team

Pour nous, c’est la même chanson ! Nous prenons soin de vous, lors des team building, et nous appliquons aussi toutes ces idées pour notre chère équipe en interne !

Par exemple, nous avons récemment déménagé tout notre matériel. Ainsi, nous bénéficions aujourd’hui d’une belle salle de réunions modulable et inspirante, afin de développer de magnifiques projets… rien que pour vous :-)

Alors ? A quoi va ressembler votre prochaine réunion ?

Partageons notre vision

Le team building est un outil ludique mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi.

L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipe axée sur l’intelligence des équipes.

A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipe de manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

 

Emeline Hick

Dernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

 

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

 

Nos blogs amis

L’intelligence collective, faut-il l’adopter ?

L’intelligence collective, faut-il l’adopter ?

Ces derniers mois, une expression, en apparence toute simple, a mobilisé énormément de matière grise chez One to Team : l’intelligence collective ou, en abrégé, l’IC. Et pour cause ! On en entend parler de plus en plus et cela concerne directement les équipes. Ce sujet a déjà fait couler beaucoup d’encre*, alors je me suis dit que je pouvais bien en rajouter un petit peu…

Comment parler de l’IC ?

On parle d’IC dans des domaines très variés tels que le sport (documentaire à voir : Football, l’Intelligence Collective), la nature, les collectivités (autre documentaire très intéressant : le Pouvoir de l’Intelligence Collective), les entreprises…

Quand on creuse la question, on remarque que certaines notions, certains mots se retrouvent régulièrement associés à l’IC comme par exemple : la facilitation, la collaboration, l’humanisme, le bonheur, les entreprises libérées, la sociocratie, l’intelligence coopérative, la pleine conscience, le sens, les intelligences multiples, la communication non-violente, les méthodes agiles…  

La liste est longue… 
… Et les interprétations et définitions de l’intelligence collective sont multiples.

C’est que le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît et difficile à analyser de manière purement empirique.

Le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît !

En effet, comment constater concrètement la présence d’IC ? Par exemple chez l’être humain (je laisserai de côté les colonies de fourmis), enregistre-t-on la présence d’IC par la qualité des résultats engendrés, par le type de comportements observés, par l’efficacité d’un processus, par l’appréciation de chaque individu du collectif sur le résultat, ou encore par comparaison avec d’autres collectifs… ? Autant d’outils de mesure d’une objectivité plutôt limitée.

Qu’à cela ne tienne… plutôt que de définir précisément les contours de l’IC, j’ai essayé de voir quelles pouvaient en être les principales composantes, ou du moins ce qui, en toute subjectivité, me semblait important.

Un contexte de changement

Tout d’abord, il me semble que l’IC naît dans un contexte de changement où un collectif cherche à passer d’un état à un autre : de l’inefficacité à la performance, du désordre à l’ordre, du manque au besoin satisfait, du compliqué au simple, de l’ignorance au savoir, du rien au quelque chose…

Un contexte de changement

Effectivement, inutile de se fatiguer à activer la matière grise et les connexions dans notre cerveau (qui plus est, organe le plus gros consommateur d’énergie !) si tout convient en l’état actuel des choses. Il faut donc qu’il y ait quelque chose à changer, une envie de passer à l’action, de faire bouger les lignes.

Quand 1 ne suffit plus

Bien sûr, pour que l’intelligence devienne collective, ce passage d’un état à un autre doit nécessiter la présence de plusieurs individus. C’est-à-dire que les capacités d’une seule personne ne permettent pas le changement souhaité. Si l’individualisme perd en intensité ces derniers temps au profit du collaboratif, c’est bien parce que les enjeux et la complexité du monde dans lequel on vit maintenant, ne trouvent pas leurs solutions dans quelques cerveaux isolés mais dans une association de cerveaux en connexion.

Besoin d’une force de transformation…

Ainsi pour qu’un processus d’IC se mette en marche, il a besoin d’une force de transformation suffisante pour entraîner la machine, une sorte de starter. C’est-à-dire que le processus requiert au démarrage une dose d’individus motivés qui auront suffisamment d’énergie pour entraîner avec eux ceux dont le collectif a besoin. On pense notamment aux individus qui, du moins dans un premier temps, sont plutôt dans l’expectative, suiveurs ou encore observateurs. 

Une force de transformation pour entraîner la machine

… et d’individus connectés

Par ailleurs, tous ces individus doivent échanger, d’une manière ou d’une autre. Un processus d’IC ne serait rien sans les interactions entre ses membres : c’est ça la valeur ajoutée du collectif par rapport à l’individu. C’est ce 1+1 = au moins 3. C’est comme la magie de la cuisine : une pâte brisée seule ? Bof… Des mirabelles seules ? Ouais, aller, on se laisse tenter par 3-4… De la migaine (expression lorraine qui désigne ce petit mélange œuf-crème ;-)) ? !?!… Du sucre ? Faudrait pas en abuser… Et que pensez-vous d’une tarte à la Mirabelle ? Miam ! On en redemande ! C’est justement l’interaction entre la migaine et les fruits, les fruits et la pâte, le sucre et les fruits, qui donne ce résultat bien supérieur, « gourmandisement » parlant, à chaque ingrédient pris séparément.

Intelligences plurielles

De même que le terme « humain » désigne une infinie diversité d’individus, l’expression « intelligence collective » s’utilise au singulier pour décrire une réalité bien plus multiple et plurielle. Soyons clair : il n’existe pas une seule et unique forme d’IC. Rien qu’à l’échelle d’un individu, si l’on tente de recenser les types d’intelligence, le modèle des intelligences multiples d’Howard Gardner, qui en dénombre 8, est une bonne base pour prendre conscience des différentes façons de manifester son intelligence. Ce que je retiens de tout ce que j’ai pu lire sur la question de l’intelligence, c’est que chaque individu naît avec une dose singulière d’intelligence innée et enrichit cette faculté tout au long de sa vie (du moins c’est ce qu’on lui souhaite).

Prendre conscience des différentes façons de manifester son intelligence

Le développement de l’intelligence est donc soumis à de nombreuses variables comme l’environnement social, familial, l’éducation, le physique, les rencontres, le hasard, le caractère… 
L’état de notre intelligence à l’instant T n’est rien d’autre que le fruit d’innombrables facteurs complexes et reliés : la génétique, l’environnement, la personnalité…

Des intelligences collectives

A l’échelle d’un collectif, on observe le même phénomène que pour un individu, à savoir que l’IC est le fruit de plusieurs facteurs interconnectés :

  • Une dimension individuelle avec toute la singularité des individus qui composent le collectif
  • environnementale avec un contexte géographique, politique, social, économique, temporel…
  • collective avec une identité propre (sorte d’égrégore ?), un fonctionnement, une raison d’être…

Tout est lié… et rien n’est figé car en perpétuel développement.
L’individu nourrit le processus qui lui-même nourrit l’individu… Qui de l’œuf ou de la poule… ?

La singularité de chaque processus d’IC et son évolution constante en font un système vivant très complexe, avec de nombreux paramètres, pour lequel LA bonne équation universelle n’existe pas. C’est en jouant patiemment sur les différents paramètres, pas à pas à la façon Kaizen, que cette structure apprenante qu’est le collectif évolue et réalise le changement pour lequel elle a été créée.

Ensemble, on va où ?

Avancer pas à pas… oui mais dans quelle direction ? Il me semble que si un collectif ne doit pas forcément déterminer avec exactitude où le chemin va le mener, il doit au moins être capable d’avancer d’un seul pas dans une même direction. 
Et cela implique plusieurs choses :

  •  tout d’abord que cette direction soit lisible, exprimée, connue de tous. Cela sous-entend de définir un cadre de référence commun, de parler le même langage.
  • ensuite cela implique que chacun considère la direction choisie comme étant la bonne. En d’autres termes que le sens commun fasse sens pour chacun. Cela suppose que chaque individu ait une certaine conscience de soi lui permettant de confirmer l’alignement de ses propres valeurs (principes, raison d’être, ambitions personnelles, vision…) avec la direction choisie. Lorsque cela fonctionne, cela entraine un sentiment d’engagement fort car chaque personne trouve sa source de motivation au plus profond d’elle-même.
  • Cela implique enfin que chacun agisse comme contributeur du collectif dans le but de le faire avancer (et non pas pour la gloire personnelle ou pour servir ses propres intérêts). Autrement dit, chacun doit être convaincu et se sentir responsable du fait qu’il a effectivement un rôle à jouer et que sa contribution est mise au service de quelque chose de plus grand.

Bien sûr, ces processus de communication, de pleine conscience, du sens de la responsabilité, de l’alignement des valeurs, n’arrivent pas un beau jour comme par magie. C’est un cheminement individuel qui influence le cheminement collectif, qui à son tour fait évoluer le cheminement individuel… etc… l’œuf, la poule…

Une dose d’Humanisme

L’alchimie de l’IC ne peut se produire selon moi sans un autre ingrédient essentiel : une bonne dose d’« humanisme » qui met tout simplement l’Humain et le respect des individus au centre des motivations. On peut citer Jean-François Zobrist à l’origine du management FAVI, entreprise « libérée », qui croit fondamentalement que «  l’homme est bon » et qui a décliné tout son management selon ce principe simple.

Faire confiance en l’être humain

Faire confiance en l’être humain et l’accepter tel qu’il est avec sa diversité, ses qualités (et ses imperfections !) est un principe qui, une fois appliquée dans du concret, permet d’orienter un processus d’IC de façon constructive et bienveillante et d’éviter ainsi les écueils qui mènent aux heures les plus sombres de notre Histoire souvent citées en exemple de bêtise collective.

Pourquoi il faut vraiment adopter l’intelligence collective

Alors bien sûr, dit comme ça, on comprend que l’IC puisse repousser par certains aspects : ça paraît tout compte fait bien plus complexe que de travailler seul (Scratch-scratch…), ça demande un certain regard intérieur, d’être au clair avec ses convictions (Aïe !), ça veut dire accepter le changement, les autres, la différence (Gla gla…), accepter de changer, d’aller vers l’inconnu (Brrrrrrrr !)… De plus le risque d’échec ou de devoir reculer parfois est bien présent (Argll !).

Mais alors pourquoi cet engouement pour l’intelligence collective !

Parce qu’on n’a pas le choix, me direz-vous ? Oui, c’est vrai. Et bien d’autres choses encore : parce que quand un processus d’IC arrive à son terme, ça donne souvent un résultat détonnant au-delà des espérances (Hoooo !), un sentiment de fierté d’avoir fait partie de ce truc-là (Yééééééh !), ça donne envie de recommencer tellement c’était bien, ça apporte du bonheur (Aaaaaah !), ça crée des échanges humains riches, tout le monde en sort grandi, tout le monde apprend (Whouaaah!)… bref, c’est la vie !

… Et même quand le processus subit des revers (l’erreur est humaine), une fois le coup accusé, on en sort grandi, prêt à recommencer, plus fort (on apprend de ses erreurs)… c’est la vie !

Et puis il faut dire qu’aussi complexes soient-ils, il existe des aides qui permettent de démêler les nœuds des processus d’IC. Par exemple les facilitateurs : ils soutiennent les collectifs grâce, notamment, à des outils et techniques de facilitation qui aident à la prise de décision, au brainstorming, à la coordination… Il y a aussi de nombreuses possibilités de « s’entraîner » à collaborer en intelligence collective grâce à des expériences ludiques, ou l’erreur est permise, le sourire obligatoire et l’apprentissage inéluctable… si, si ! Demandez-nous, vous verrez ! ;-)

Visitez notre site entièrement dédié à l’accompagnement des démarches d’intelligence collectives en entreprise : ott-intelligence-collective.com

 

* : On peut citer notamment le livre blanc sur l’intelligence collective, les nombreuses contributions de Philippe Olivier Clément, le projet vision 2021

Partageons notre vision

Le team building est un outil ludique mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi.

L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipe axée sur l’intelligence des équipes.

A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipe de manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

 

Emeline Hick

Dernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

 

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

 

Nos blogs amis

Quand les stéréotypes entrent dans le Saloon…

Quand les stéréotypes entrent dans le Saloon…

« Nos deux équipes gagneraient à travailler ensemble, mais cela est difficile car on se dit que l’autre équipe est ennuyeuse ou fermée. C’est vrai que nous sommes assez différents. Du coup, on ne pense même pas à aller les voir. Ce serait bien de casser ces stéréotypes et ces a priori. »

C’est à peu près en ces termes que s’exprimait récemment une cliente à propos de son équipe et d’une équipe voisine.

La collaboration semblait paralysée par ce que chacun présumait connaître de l’autre, avec une teinte négative. L’idée de se tourner vers les membres de l’autre équipe, d’aller leur demander ou leur proposer de l’aide, avait tout simplement du mal à émerger.

Se priver des compétences des autres collaborateurs

Par conséquent, les individus se retrouvaient à compter uniquement sur les ressources de leur propre équipe pour les aider dans leurs tâches, se privant ainsi des compétences et qualités d’une dizaine d’autres collaborateurs de l’autre équipe.

C’est comme si, sans se poser de question, on utilisait les ressources internet provenant uniquement de sites familiers en .fr, sans même envisager que d’autres types de sites pourraient également nous être utile. On se priverait ainsi de quantités d’autres ressources web en .org, .com, .be et compagnie. Quel dommage !

Les préjugés à notre secours

Et pourtant, quand nous parlons de stéréotypes, nous parlons bien d’un phénomène banal et complètement intégré à notre fonctionnement, à tel point que nous agissons tous en fonction d’a priori sans même nous en rendre compte ! Par exemple, l’apparence d’une personne que l’on rencontre pour la première fois nous amène, en un regard, à adapter notre attitude envers elle en fonction de présupposés basés sur sa seule apparence. Modifiez cette apparence et votre attitude envers cette personne peut varier du tout au tout.

Cette catégorisation, le plus souvent inconsciente et immédiate, est tout simplement un mécanisme destiné à nous aider à réagir plus vite (et ainsi à augmenter nos chances de survie au cas où notre intégrité serait menacée !). Par exemple :

Cette personne a les cheveux en bataille ; je me remémore mes expériences passées avec des gens aux cheveux en bataille ; certaines m’ont marquées comme étant de piteuses expériences ; j’en déduis que les personnes aux cheveux ébouriffés ne sont pas dignes de confiance ; conclusion : a priori je ne suis pas enclin à faire confiance à cet inconnu.

L’être humain est complexe et difficile à appréhender. Et c’est vrai pour le cas de cet « inconnu », comment savoir ? Même après une longue analyse, les réelles intentions que cet inconnu porterait à mon égard pourraient demeurées incertaines.

Comment deviner le degré d’hostilité ou de bienveillance d’une personne qu’on rencontre à peine ? C’est par ce principe simple de catégorisation que notre cerveau a répondu à cette question. C’est un réflexe humain et naturel.

Et si on supprimait les stéréotypes ? 

Si ce n’était par le filtre des a priori, quels critères nous permettraient de déterminer l’attitude immédiate à adopter face à une personne rencontrée pour la première fois ?

Combien de temps nous faudrait-il pour analyser ces critères ? Nous resterions peut-être figés un certain temps dans l’attente de capter plus de signaux… Imaginez le tableau dans la rue, à la boulangerie… Des tas de gens figés, aux aguets, les yeux dans les yeux, à l’écoute du moindre signal et… fatalement soumis à de terribles crampes !

Ou bien alors imaginez le tableau inverse : sans la capacité de catégorisation, sans cette dose d’intelligence qui nous fait nous projeter dans les intentions de l’autre, nous choisirions peut-être au même titre que les animaux la fuite imminente… Des tas de gens qui prennent leurs jambes à leur cou en réaction à la moindre interaction avec un semblable…

Non vraiment, sans cette faculté d’analyse automatique que sont les a priori, les préjugés, les stéréotypes, nous ne pourrions vivre en société.

Sans cette faculté d’analyse automatique, nous ne pourrions vivre en société.

Le vrai point serait alors plutôt de comprendre et d‘apprendre à gérer les effets négatifs de cette tendance naturelle que notre cerveau a mis en place pour nous simplifier la vie.

Stéréotypes, préjugés, a priori…

Commençons d’abord par regarder d’un peu plus près les mots et leur signification. 3 mots se bousculent au portillon : stéréotype, préjugé et a priori.
Ces 3 mots ont en commun une première opinion, une première idée qu’on se fait d’une personne, d’une situation, d’une chose. Le préjugé a cette particularité d’être plutôt hâtif, très rapide. L’a priori insiste sur le caractère antérieur à la vérification de l’opinion par l’expérience. Le stéréotype quant à lui est accepté en l’état sans remise en question et tire souvent sa force du groupe ou de la répétition.

Dépasser la première opinion

La difficulté consisterait donc à prendre conscience du réflexe (la première opinion qui survient) le plus tôt possible, pour le dépasser et se tourner vers la réflexion :

  • en prenant le temps de se faire une seconde opinion (contre-attaque au préjugé)
  • en observant l’expérience (contre-attaque à l’a priori)
  • ou encore en remettant en question l’acception commune (contre-attaque au stéréotype).

Autrement dit, en allant à la rencontre du monsieur aux cheveux ébouriffés, le réflexe m’amène inconsciemment à lui serrer la main avec un sourire un peu méfiant et sur la réserve, avec cette intention tout de même de limiter au maximum mes échanges avec lui (bah oui, souvenez-vous j’ai eu de mauvaises expériences avec de telles coiffures ;-) !). Il s’agit donc de réussir à se rendre compte de cet a priori réflexe dès que possible pour décider consciemment du comportement que je souhaite avoir comme par exemple :

  • Adopter une attitude qui permette de gagner du temps, de laisser voir venir (laisser la réflexion murir doucement dans la durée).
  • Ou bien prendre l’attitude qui le mettra dans de bonnes conditions et lui laissera pleinement sa chance de démontrer si oui ou non il est digne de confiance (réflexion par l’expérience).
  • Ou encore mettre à l’épreuve avec la raison cette idée reçue que les personnes aux cheveux ébouriffés ne sont pas fiables (réflexion par la raison).
  • Ou bien tout cela combiné…

L’amour du risque

Et voilà, nous touchons du doigt la raison pour laquelle les stéréotypes ont la dent dure. Entre la première opinion réflexe et l’opinion réfléchie, il y a bien souvent un temps, plus ou moins long, pendant lequel on s’expose à des « risques » vis-à-vis de l’inconnu aux cheveux ébouriffés. On ne sait pas de quoi il est capable. On se retrouve à découvert. Ça fait peur…

Et là me vient cette image de tension ambiante sortie tout droit des westerns au moment où un inconnu, un peu plus indien que cowboy, entre dans le saloon. La musique s’arrête, on se jauge du regard, et là 2 scénarios possibles :

  • soit l’opinion réflexe déclenche le début des hostilités… adieu la réflexion…
  • soit on se méfie du réflexe et on prend le temps de mettre à l’épreuve les préjugés, la musique repart en attendant l’opinion réfléchie …

Et si l’on décide de vraiment lui laisser sa chance à cet inconnu du saloon, qui plus est a les cheveux ébouriffés, cela signifie qu’on va peut-être même l’inviter à boire un café et apprendre à le connaître. Qui sait, le risque en vaut surement la chandelle. Et puis finalement, qu’est-ce qu’on risque ?

Il paraît que « le pire des risques est celui dont vous ignorez l’existence »*.

Maintenant vous êtes prévenus…

 

* : Didier Hallépée 

Pour aller plus loin : le site prejuges-stereotypes.net qui apporte des éléments scientifiques très intéressants !

Partageons notre vision

Le team building est un outil ludique mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi.

L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipe axée sur l’intelligence des équipes.

A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipe de manière générale.

 

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

 

Emeline Hick

ernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

 

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

 

Nos blogs amis

Discernement et recherche de sens en entreprise par notre invité : Frédéric Rochet

Discernement et recherche de sens en entreprise par notre invité : Frédéric Rochet

 Frédéric ROCHET accompagne des personnes et des groupes qui ont des décisions à prendre. Il  est consultant pour l’IDP (l’institut du discernement professionnel). Il a notamment écrit plusieurs articles dans les Echos sur la question du sens dans les entreprises. On retrouve par ailleurs Frédéric Rochet sur la notion de sens, cette fois à titre plus individuel, dans sa fonction de direction d’un centre spirituel dans le nord de la France.

Frédéric, la notion de discernement, même si on en a tous entendu parler, mérite quelques éclaircissements. Comment la définir ?

Le mot discernement nous renvoie tout naturellement à l’idée de décision. Décider c’est trancher, au sens de retenir une option parmi toutes celles qui s’offrent à nous ou encore, de choisir une ligne de conduite au détriment d’autres.

Etymologiquement, discerner signifie à la fois mettre à l’épreuve, examiner, estimer, soupeser mais également trier, séparer, choisir et cela grâce au travail discursif de la connaissance et du jugement. Le discernement peut être comparé à l’image de la balance. De quel côté va-t-elle pencher ? Dans la Bible, le discernement apparaît comme un des dons les plus précieux que Dieu fait à l’homme…ou pas. Discerner ne va pas de soi, discerner est un art en tant que manière de faire. Paul C Nutt (*1) a démontré que 50% des décisions prises en entreprise aboutissent à un échec pour des raisons notamment liées aux personnes (jugements, appréciations, impulsions, passions) et à la manière dont nous nous y prenons pour prendre des décisions.

50% des décisions prises en entreprise aboutissent à un échec

Fonder ses choix professionnels sur la pratique du discernement est une façon d’éviter les pièges des méthodes habituelles de prise de décision et ceux d’une subjectivité non contrôlée. L’approche par le discernement qui a été formalisée par Bernard Bougon et Laurent Falque (*2) offre des réponses satisfaisantes à trois questions essentielles quand je suis face à une décision : Comment dois-je m’y prendre ? Au nom de quoi vais-je prendre ma décision ? Que dois-je prendre en compte ?

  • Comment je dois m’y prendre ?

L’approche par le discernement offre un cadre et un cheminement qui permet de vérifier que la question du choix est bien posée , que j’ai retrouvé mon libre-arbitre et que je suis capable d’examiner les options avec la même sympathie, que je vis une vraie délibération qui va me permettre de manifester une préférence claire pour une option ou pour une autre.

  • Au nom de quoi ?

Le travail de discernement va également porter sur le choix d’une finalité, pour moi même ou pour mon entreprise, qui va agir comme un point stable qui me guidera dans mon choix. Je retiendrai au final l’option qui contribuera davantage à la réalisation de ma finalité. Par finalité, nous entendons le désir de contribuer à quelque chose qui dépasse mes intérêts personnels ou ceux de l’entreprise.

  • Que dois-je prendre en compte ?

Si la prise en compte des données objectives a évidemment toute sa place, la subjectivité doit également être prise en compte et « contrôlée ». Pour cela, le travail de discernement doit également porter sur la valeur à accorder aux événements, mais aussi et surtout sur l’origine des pensées qui nous traversent : les événements ont des significations différentes au regard d’une finalité professionnelle. Les pensées sont « fiables ou rusées » au regard de la finalité professionnelle. Certaines idées proviennent de la volonté de contribuer toujours plus à la finalité, d’autres suggestions intérieures nous invitent à préférer la satisfaction du court terme et le plaisir immédiat de l’action facile. Le discernement des pensées consiste à rechercher en soi une réponse intérieure, non déterminée a priori. Cela se traduira dans la manière dont je suis affecté (au sens d’affectivité) : certaines pensées qui me traversent me dynamisent ou au contraire me troublent, m’incitent à me replier sur moi-même. Elles me confirment ou au contraire m’avertissent du chemin que je dois prendre.

En quoi le discernement et la recherche de sens dans les entreprises, dont vous parlez dans vos articles, sont liés ?

La finalité est le désir de contribuer à quelque chose qui dépasse ses propres intérêts. Pour une organisation, cette contribution doit s’avérer utile pour les « communautés », en répondant à des besoins sociaux réels et avoir un réel impact social, environnemental et sociétal. La finalité d’une organisation est sa raison d’être : pourquoi notre entreprise existe ? En quoi est-elle unique ? En quoi sa contribution est-elle unique ? Pour qui ? A quoi servons nous ? A quels besoins sociaux répondons-nous ? Pour traduire cette finalité en mots, les organisations sont encouragées à formuler un grand et audacieux objectif (Mission statement) capable d’offrir un attrait émotionnel puissant, de donner du sens au travail, d’articuler les objectifs de l’organisation avec les valeurs et aspirations profondes des collaborateurs.

formuler un grand et audacieux objectif […] donner du sens au travail

Les finalités retenues par certaines entreprises leur permettent de relier directement leur action au bien commun, et donc de donner à leur travail une réelle légitimité politique et morale (Google: “organize the world’s information and make it universally accessible and useful.” Danone: “Bringing health through food to as many people as possible”).

Certaines entreprises parviennent à prendre conscience qu’elles ne sont pas leur propre fin mais qu’elles sont au service d’un intérêt général qui la dépasse. Le choix d’une finalité (ou autrement dit le choix des mots qui entreront dans la rédaction du Mission statement) est indissociable du sens que l’entreprise a de sa situation et de sa responsabilité dans le monde –de surcroît en crise.

Concrètement, quel sera l’avantage d’une entreprise qui met la recherche de sens au cœur de ses priorités ?

La perte de sens s’est imposée comme une des questions essentielles auxquelles sont confrontées les entreprises. La capacité à donner un sens à l’action pourrait être une des clés pour trouver ou retrouver efficacité et performance, mais également pour comprendre l’adaptabilité et la longévité des entreprises. 

le sens, une clé pour trouver ou retrouver efficacité et performance

Pour Michael Porter, il s’agit de la prochaine frontière compétitive pour les entreprises. « Business at its best: innovating to meet society’s needs and build a profitable enterprise. Achieving those twin goals represents the next competitive frontier for companies. »

De nombreux articles publiés ces derniers mois insistent sur le plaisir et le bien-être au travail. Mais, ce qui est le premier selon moi, c’est le sens. Le sens donné à l’action constitue le fondement de l’implication des individus dans l’organisation. L’action ne vaut que par le sens qu’on lui donne, comme l’a démontré Vicktor Frankl : « Des hommes sont prêts  pour accomplir une tâche pourvue de sens, à consentir à des renoncements, voire, s’il le faut, à laisser tels besoins insatisfaits. Dans la recherche du sens, le bien-être physique et moral joue un rôle secondaire. Rien par contre ne compense une déconvenue dans la recherche du sens. » (*3). Un travail qui a du sens ne protège pas de la difficulté, voire d’une certaine souffrance. Par contre, seul le sens donne une vraie raison d’être et de travailler.

L’entreprise de demain sera plus que jamais « hybride » : économiquement viable ou rentable et porteuse de sens.

Si vous deviez donner un conseil à une équipe qui souhaite progresser dans son approche du discernement :

Améliorer la capacité de discernement d’une équipe passe nécessairement par l’amélioration des capacités de discernement de chaque membre de l’équipe. Le discernement collectif prend appui sur le discernement personnel mené par chaque membre de l’équipe. Le discernement collectif ne peut faire l’économie des discernements individuels de chacun. Responsabilité collective et responsabilités individuelles sont étroitement liées. Face à une décision, il convient de permettre à chacun de vivre le discernement pour lui-même…jusqu’au bout.

Chacun doit vivre la même expérience et notamment celle qui nous confronte à notre libre-arbitre. Ensuite, fort de ces discernements individuels, chacun doit pouvoir contribuer à part égale au travail de discernement collectif …

L’approche par le discernement est un sujet sérieux qui touche aux valeurs et aux sensibilités profondes. Nous nous intéressons à cette question de façon ludique et plus légère lors de nos team building, par l’apprentissage expérientiel, qui traitent de la prise de décision.
Vous nous suivez ?

 Je vous suis ! Voyons comment votre expérience peut enrichir, renouveler nos propres pédagogies et exercices !

 

Merci Frédéric pour ces éclaircissements ! J’espère que cet article fera sens autant pour nos lecteurs que pour nous :-)

*1 : Paul C Nutt – Why Decisions Fail: Avoiding the Blunders and Traps That Lead to Debacles
*2 : Laurent Falque, Bernard Bougon – Pratiques de la décision : Développer ses capacités de discernement – Dunod
*3 : Elisabeth Lukas – La logothérapie : Théorie et pratique – Pierre Tequi

Partageons notre vision

Le team building est un outil ludique mis à disposition des équipes pour les aider à se trouver et à trouver leur propre modus operandi.

L’objectif de ce blog est d’encourager et de partager une vision de la performance en équipe axée sur l’intelligence des équipes.

A travers des retours d’expériences d’organisateurs de team building, des conseils, des idées et des réflexions, l’équipe One to Team propose des informations pour tous les professionnels, organisateurs de séminaires, encadrants, consultants, coachs ou tout coéquipier qui s’intéresse à la dynamique d’équipe de manière générale.

Suivez-nous

Les auteurs

Priscilla Leherle

Avec une expérience du team building franco-britannique, Priscilla partage le fruit de ses réflexions sur la performance en équipe et les relations humaines..

 

Emeline Hick

Dernière arrivée chez One to Team, Emeline apporte un œil neuf et une expérience de l’animation qui vient tout droit du Canada. 

 

Alexandre Eber

En « pro » de l’impro, Alexandre sait mettre son dynamisme et son sens de l’organisation au service des activités team building et des participants.

 

Nos blogs amis